... une solution pour sauvegarder le contenu de ce blog, et l'archiver définitivement !
En espérant que ça fasse disparaître le portrait de Clinton qui s'est affiché ce matin, "conformément aux conditions générales de vente" !
Départ en expatriation - deuxième saison... une saison nettement plus humide et plus verte que la première !
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En espérant que ça fasse disparaître le portrait de Clinton qui s'est affiché ce matin, "conformément aux conditions générales de vente" !
Nous avons quitté Douala cet été... c'est donc la fin de ce blog...
Au revoir !
… je parle évidemment du film de Milos Forman, que j’ai glorieusement et courageusement visionné sur le vol Air France en rentrant à Paris le week-end dernier, ça m’a refait un petit coup de madeleine de Proust. Pas exactement comme le bruit du bus parisien dans la rue adjacente à notre jardin à Douala. Bien davantage, d’ailleurs, puisque, outre le plaisir de revoir ce film extrêmement bien construit, qui sait conter comment les grands musiciens vivent la musique de manière très cinégénique et passionnante, il m’a rappelé la musique de Mozart, et avec elle toute son inutilité – je m’en passe d’ailleurs la plupart du temps – mais aussi son essentialité pour tout citoyen européen digne de ce nom (et là, je sens l’ombre géniale de Stefan Zweig peser sur moi… mais j’assume !).
C’est d’autant plus perceptible quand on se noie tous les jours dans une réalité différente – quelle qu’elle soit, et plus perceptible encore en étant immergée dans une société où le présent est le temps le mieux (ou le plus souvent) conjugué. Ca m’a rappelé à quel point notre culture, écrite (même dans sa forme musicale, merci Claudel : ça marche aussi avec la musique !), est aussi sédimentaire : nous sommes dressées sur les épaules de nos Ancêtres, et nous nous appuyons sur ce qu’ils nous ont laissé. Et parmi ce qu’ils nous ont laissé, la musique de Mozart en général… et la symphonie n°25 et le Requiem en particulier !!!
Et à Douala, quand on raconte qu’on écoute de la musique composée par un mec d’un autre pays que le nôtre, avec des instruments d’une qualité qu’on ne sait même plus reproduire, il y a plus de 2 siècles, ça met des étincelles dans les yeux des plus curieux !
J’ai décidé de faire le ménage dans ma messagerie, notamment sur tous ces sites de fausses braderies avec des colis impossibles pour moi à faire livrer et à récupérer dans des délais raisonnables… mais je garde mes éternels Cyrillus et Jacadi, et j’ai ajouté Marcel m’habille, initié par une amie et sa garde rapprochée à son retour d’Egypte en France : c’est trop mignon ! C’est d’un classicisme absolu, ça me rappelle la grande époque de Frégoli et du Petit Faune, mais avec une touche de créativité très intéressante. Sans compter une qualité de tissus et un niveau de finitions qu’on ne trouve plus ailleurs. Ce n’est pas la robe de princesse de chez Tartine & Chocolat, ni les trucs bobos mal fichus de marques soi-disant pointues comme le Marchand d’Etoile ou Zep, et encore moins toutes ces fringues surchargées et déguisantes qu’on trouve chez Catimini ou IKKS… ouf, de l’air !
Bravo les filles, je vous admire dans votre entreprise, et même votre site est magnifique : ludique, méga sobre et simplissime… comme la petite pochette que j’ai trouvé dans ma livraison de cet été !
A quand les Aubaines, avec les articles d’été collection Croisière disponibles toute l’année pour les copines restées sous les tropiques, voire plus au sud encore ?!
J'aurais bien mis une photo de ma Poussinette déguisée en Triplée de Nicole Lambert, mais ce soir, ça ne marche pas !
Un jour important dans ma vie… ma petite Delphine est devenue ce jour maman pour la première fois… Et ce même jour nous avons reposé un pied en France en emménageant dans l’appartement de Colombes que nous avions acheté quelques mois avant de quitter Paris, à l’été 2004, dans le but d’y installer notre famille… Aujourd’hui il s’agit d’un pied à terre qui nécessite pas mal de temps et d’énergie – merci Amélie ! – mais ça nous fait du bien, presque 6 ans après notre départ pour l’Afrique, de reconstituer un lien concret avec notre continent d’origine.
Quand je dis que j’ai la pleine conscience de la densité et de la nature sédimentaire de cette culture européenne qui m’a été si heureusement d’abord transmise par mes parents, puis entretenue dans mes études, ça explique que des passages comme celui-ci me touchent. Et l’expérience à l’étranger ne fait que contribuer à prendre la pleine mesure de qui on est, et d’où l’on vient, en l’espèce :
« Avant l’écrit, la parole ; avant la création, la conversation », écrit Claude Dulong à propos des salons et des Précieuses. Il y a quelque chose de pathétique à constater qu’une femme intéressée aux choses du monde doive s’affermir en conversant avant même que d’écrire ou de créer, espaces qui ne lui sont pas reconnus, sinon interdits. Penser, dire qu’on pense est un entrée en dissidence : pour s’instruire, il faut ruser ; pour parler, il faut s’associer et lutter contre les moqueries masculines (ainsi Les Précieuses ridicules) ; pour écrire, il faut rester anonyme : pour vivre plus heureuse, il faut lire et s’allier avec d’autres afin de convaincre l’home que sa grossièreté n’est guère supportable. Et si l’on s’étonne que – sauf exceptions – leurs écrits n’aient jamais égalé leurs ambitions, c’est tout simplement qu’on ne pense pas à quel point il leur fallait voler cet espace d’écriture, avec le risque d’y perdre leur honneur. L’important, c’était d’écrire, conquête absolue et difficile : c’était aussi le « salon », ce foyer de culture où s’exerçait la mixité intellectuelle et où les femmes entretenaient les hommes de leurs goûts et de leur façon de voir le monde. Femmes et hommes, finalement, s’y sont transformés.
Parler, écrire, pourquoi pas publier, imprimer, créer un journal ? l’Angleterre et la France s’ouvrent à ces aventures éditoriales féminines qui demandent de l’argent et une volonté d’entreprise (…) possègent courage et audace. Elles ont, de ce fait, une vie privée difficile, mais derrière les formes obligées du journalisme féminin, elles tentent d’être des voix à part entière dans un monde d’information régi par le masculin.
Avoir de l’esprit est une chose aimable, se servir publiquement de son esprit est une dissidence, un écart dont le prix à payer sera souvent douloureux, un exercice que les femmes tenteront malgré tout avec plaisir, si mortifiées d’être hors culture, tenues en oisiveté. La Fronde, où elles se montreront actives, et le retour d’hommes batailleurs au foyer accélèreront leur besoin d’être au monde et de le lui dire.
(Introduction de Natalie Zemon-Davis et Arlette Farge, qui dirigent ce volume consacré à la période moderne – éd. 1991, 2002, chez Perrin)
"Je déteste le minimalisme, c'est horrible. Une invention qui, en faisant ressembler la femme
à un homme, lui donnerait plus d'importance" (Roberto Cavalli)
"Je me rappelle mes parents m'accompagnant au départ d'un voyage de classe
un soir à huit heures, mon père en smoking
et ma mère dans un manteau en plumes noires" (Victoire de Taillac)
Cités dans l'(excellente édition d'août de l')Officiel,
avec une pensée émue pour Catherine P. et Marie-France T.
Elles se reconnaîtront !
Sept à la fois petits et longs mois depuis que j’ai pris mes fonctions chez Nestlé, et que, un peu par voie de conséquence, je n’ai rien publié… et on me le fait savoir ! Ca fait plaisir de savoir que le blog est lu, mais par ailleurs c’est bien triste d’en arriver à un tel constat !
Il s’est passé pas mal de choses, et j’ai parcouru quelques kilomètres, entre-temps…
Les enfants grandissent bien :
- Achille entre en CP avec les félicitations de ses parents et du jury, ainsi qu’une attention particulière de sa grand-mère qui lui fait faire des exercices de lecture avec beaucoup de succès. A part ça il a la super pêche, toujours aussi tonique, excellent nageur, et grand dessinateur en herbe… un régal ! J’ai retrouvé les dessins que je faisais enfant, et ça l’a beaucoup amusé. Il aime le crayon, et s’applique à reproduire tout ce qu’il voit : des super héros à la pelle, des palais égyptiens, des animaux sauvages, tout y passe. Il s’est également réconcilié avec le cinéma, on a évidemment fait le cursus honorum de l’été 2010 : Toy Story 3 et Shrek 4.
- Auguste est toujours notre « petit taureau » : un caractère bien trempé, une gueule à devenir acteur à Hollywood et des muscles… en formation sur ses os, mais bien présents dans sa tête ! Ce qui fait vibrer le Gütz, ce sont les moteurs ! Le premier sur le quad de Papa, les yeux archi écarquillés dans le magasin de motos ou dans la cabine de pilotage pendant le vol Perpignan-Orly, un sens de la géographie qui se développe avec la couleur des queues des avions dans les aéroports (plein d’avions Kenya Airways parce qu’on est au Kenya, plein d’avions Air France parce qu’on est en France, etc.) Il s’est lui aussi mis au coloriage, qu’il fait minutieusement, et il écrit son nom tout seul comme un grand… cerise sur le gâteau d’une très belle année scolaire riche en activités d’éveil. Rentrée en Moyenne Section.
- Faustine, notre princesse aussi belle, intelligente et débrouillarde que râleuse et mauvaise dormeuse, a bientôt 10 mois. Bête de mode, of course, bête de scène évidemment, et parfaitement semblable à ses frères en motricité autant que pour le reste, notamment la bonne bouille, les cheveux blonds et les grands yeux bleus… à part qu’elle a eu ses deux premières dents plusieurs mois en avance sur les garçons : bravo ma chérie !!! Pour elle, c’est la crèche à la rentrée !
Julien a entamé sa quatrième année comme Directeur Financier de Total Cameroun. Ouf, David, le Directeur Commercial arrivé en même temps que lui, joue également, avec sa famille, les prolongations. Avec leurs équipes, ils assurent la continuité alors que les autres postes d’expatriés ont tourné l’an dernier. Il connaît bien la filiale, son métier et le pays, maintenant… mais les surprises restent au rendez-vous !
Ce qui nous a changé la vie, c’est notre belle maison, dans laquelle je me sens si bien. Après l’appartement bruyant au Caire et la première maison encore plus bruyante à Douala, nous voilà dans une très belle villa depuis l’été dernier, et nous avons l’intention de bien en profiter cette année encore.
J’entame de mon côté mon deuxième semestre chez Nestlé, et je commence à prendre mes marques dans la société, la filiale et les équipes ; j’ai été confirmée dans mes fonctions début mai, j’ai des collaborateurs plutôt coopératifs, globalement agréables, et grâce à qui j’apprends beaucoup sur le monde…
Bon été à tous, et bonne lecture !
Le 17
avril 2010, à la Nonciature Apostolique du Caire, Poussinette a été baptisée par Son Excellence M. Fitzgerald, en présence de la marraine, Catherine, et de son mari, du « premier »
parrain, Philippe, du « deuxième » parrain Karim avec toute sa famille, et de Régine et Josette. Que de bons amis d’Egypte, dans un cadre
toujours aussi exceptionnel (la Nonciature, située à Zamalek, au milieu du Nil, comme la ville du Caire). Nous en avons profité pour revoir les pyramides, mais, cette fois, à 5, ainsi que le
Trésor de Toutankhamon au musée.
Ensuite, pour faire simple, on a retrouvé de très bons copains de Douala à Arusha (Tanzanie), exactement à l’hôtel d’où on était partis pour faire le Kilimanjaro en 2003, et ensemble on a visité le cratère du Ngonrongonro, puis on a passé une semaine à deux familles à Zanzibar, et on s’est régalés, au sens propre (merci Ali Baba, et merci Amina), comme au sens figuré. Des vacances de printemps simples, quoi.
Je suis rentrée seule au Cameroun cette semaine, puisque Julien, avec davantage de congés, est resté quelques jours de plus en France et me rejoint moins d’une semaine plus tard avec Faustine, en attendant que j’aille chercher les garçons le 22 août. Or c’est la quatrième fois que j’arrive de France au Cameroun en août, et c’est une sensation très particulière puisqu’elle rappellera toujours la première fois, en 2007. C’est la saison des pluies, tout est gorgé d’eau. Les routes, la terre, les plantes, les arbres, les maisons, les gens. Les odeurs sont fortes, très végétales, mêlées d’effluves de terre détrempée. La chaleur est moindre qu’à d’autres périodes de l’année, mais il fait quand même étouffant. Le temps change plusieurs fois par jour. Moins d’orages, juste de la pluie la nuit, et le matin.
Mais cette fois-ci, je sais où je mets les pieds, je retrouve mes habitudes, à la maison, au bureau. J’attends ma famille et mes amis avec impatience. On va recommencer notre bonne petite routine, et, comme toute routine, c’est bien agréable. J’ai mis ce qu’il fallait dans les valises (tissus, charcuterie, lectures, feutres, eaux de toilette, articles de sport, musique, etc.) pour passer une bonne année.
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